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Un peu d’histoires

Ceci est l’adaptation numérique de l’Encyclopédie Breizhonaute, éditée au début du III° millénaire de l’ère d’avant la nôtre, et qui n’est qu’un abrégé de cette œuvre monumentale malheureusement perdue. Cette Encyclopédie Breizhonaute fut vraisemblablement publiée en plein de volumes, tous plus intéressants les uns que les autres. On peut d’ores et déjà considérer que la majeure partie de cette Encyclopédie restera définitivement inconnue de nous.

En effet, il semblerait qu’au cours du Grand Déménagement intergalactique, les pages de cette Encyclopédie Breizhonaute se soient mélangées, quand elles ne se sont pas purement et simplement volatilisés dans le Néant.

De plus, tous les cartons n’ont pas été envoyés à la même adresse. Certains ont même été vu dans la Grande Nébuleuse des Objets Trouvés, qui n’est accessible, comme chacun le sait, que les jours ouvrables de 14h30 à 16h15, heure locale.

De ce fait, l’ordre alphabétique de l’Encyclopédie Breizhonaute en plein de volumes s’en est trouvé bouleversé.

 

Et comme l’ordre alphabétique dépend aussi de la langue utilisée par le lecteur, il aurait fallu intervertir certains articles avec d’autres, dans chaque édition publiée dans toutes les langues de toutes les galaxies de l’Univers. Ce qui aurait demandé un travail de fourmi considérable que, fort heureusement, notre maison d’édition n’a pas voulu infliger à ses collaborateurs.

C’est pour ces deux raisons fondamentales que l’Encyclopédie Breizhonaute n’existe qu’en abrégé, et que l’ordre alphabétique n’est pas strictement respecté à la lettre.

Tandis que ce site internet, on peut le consulter dans tous les sens. Ce qui est un progrès considérable.

Origines des Breizhonautes

On peut dire sans se tromper que les Breizhonautes viennent d’une lointaine planète autrefois appelée Bretagne et qui aurait disparue il y a des temps immémoriaux avec la légendaire planète Terre, pour d’obscures raisons climatiques.

Ce qui reste à prouver.

 

A l’instar de leurs lointains cousins les Cosmonautes (qui vivent dans le cosmos), les Astronautes (qui vivent dans les astres), les Spationautes (qui vivent dans l’espace), ou les Taïkonautes (qui vivent sur la planète Taïko), les Breizhonautes se sont adaptés à la vie en apesanteur avec une grande humilité

Pour quitter leur monde natal,  les Bretons ont dû mettre au point – tout seuls – des techniques originales basées sur leurs anciennes traditions artistiques, architecturales et culinaires.

Les plus téméraires ont déguerpi en Galette Saucisse Volante.

Ils ont rencontré sur leur route des créatures aux noms imprononçables, des choses sans nom, des espèces avec des noms d’oiseaux, des oiseaux sans scrupules…

Depuis lors, les Breizhonautes restent très méfiants envers la quasi-totalité des créatures de l’Univers – sauf si elles restent chez elles – à part l’huître de Cassiopée, la moule d’Acturus, les algues hallucinogènes de Sirius et la crevette cendrée d’Altaïr, qui disposent toutes d’une représentation diplomatique dans les principaux astroports breizhonautes.

Le Grand Transbordement

Le Grand Transbordement est le nom qu’on donne à la grande migration des Breizhonautes dans l’espace interstellaire. Cet évènement s’est produit il y a si longtemps, que les récits qui en parlent sont souvent légendaires, pour ne pas dire mythiques.

Et restent très abîmés par le temps quand même.

Plusieurs hypothèses expliquent cette incroyable migration des Bretons dans l’espace.

Première hypothèse :

On dit que les habitants de la Terre ne supportaient plus le chant du coq et encore moins le son du biniou, instrument fétiche breizhonaute.

On dit que la communauté des nations de la Terre prit des mesures terribles : ils mirent les Bretons à la porte, au passé simple et séance tenante.

Ce qui est une hypothèse très improbable puisque l’Univers entier fredonne encore des chansons d’Alan Stivell.

Deuxième hypothèse :

On dit que l’industrie agro-alimentaire d’origine asiatique mit la main sur les stocks de lait, de seigle et de compas, nécessaires à la confection des galettes.

Convenons que cette hypothèse est bien malvenue parce que les Breizhonautes entretiennent d’excellentes relations  diplomatiques et commerciales avec les Taïkonautes de toutes les galaxies de la Constellation du Dragon.

Troisième hypothèse :

On dit que les 4 voies hyper-spatiales breizhonautes étaient gratuites.

On dit qu’il fut décidé en haut lieu, dans le secret des alcôves de Jupiter, que cette gratuité historique prendrait fin.

On dit que les Breizhonautes qui étaient partis à la pêche ne purent rentrer chez eux et s’éparpillèrent dans l’espace.

On ne peut donner foi à cette hypothèse saugrenue et implausible,  parce que les Breizhonautes ne se seraient pas laissé faire.

Les mauvaises langues formulent aussi une Quatrième hypothèse .

La cause de la disparition de la Bretagne originelle serait due un simple accident domestique.

On ne peut que rester les bras ballants devant tant d’irresponsable niaiserie.

Avant d’arriver quelque part, les Breizhonautes franchirent une espace très très grand et très silencieux qu’ils appelèrent « le Grand Rien ».       De ce « Grand Rien », on ne sait pas grand-chose.

On sait seulement qu’il ne leur fut pas facile d’en sortir.

L’histoire aurait pu s’arrêter là. Il s’en est fallu d’un rien. Bien sûr.

 

La traversée du Grand Rien

 

 

 

 

 

 

Rien

 

 

 

 

 

 

Après cette traversée, les vaisseaux breizhonautes firent une pause  dans la Constellation de l’Ancre.

Où ils la jetèrent.

Après ce petit moment de répit, le Grand Transbordement reprend alors sa route et se termine quand les Breizhonautes découvrent la galaxie du Triskell et s’y installent pour toujours.

C’est çà, l’histoire.

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